lundi 21 septembre 2020

Le trou dans le coeur (ou: le célibat sans bande d'amis)

Plein de choses se sont passées depuis le dernier post: harcèlement sms, voyages en rouge et noir, déconvenues pro et joies ailleurs... Et ce mois-ci, le trou dans le coeur. Que je surmonte de façon inattendue. 

Une "bulle" de potes

Covid. Lockdown en mars, forte limitation des sorties depuis lors. Heureusement, un pote de "Meetups" a la bonne idée de démarrer un tchat pour une poignée d'habitués et autres; histoire d'avoir des gens à qui parler, ha! Simplement. C'est bien, ça permet de garder un lien. C'est très branché Q, mais jusqu'ici ça ne me dérangeait pas trop. C'est en anglais, internationalité oblige. 

Une petite bande se crée, juste assez grande pour entrer dans la fameuse "bulle de 5". On se voit dans des parcs, puis on ose les restos et des intérieurs. On se découvre encore plus. C'est un chouette moment du week-end, même si je regrette de ne pas plus pouvoir partager mon côté francophone et de ne pas pouvoir trop marcher, pour respecter les limites physiques de certains. 

N'éclate pas, mais...

L'été, on apprend que l'un enfile quelques rencards, pour trouver copine de jeu. Je suis ses aventures, soutiens, parce qu'il est chouette. Sans vraiment réaliser qu'un jour, un rencard risque bien de durer. 

Fin août? Début septembre?, lors d'un vidéo call, deux des joyeux drilles apparaissent sur la même caméra, l'une était chez l'un. Grande surprise que ces deux big smiles dans une mauvaise définition! Qu'est-ce que c'est que ce binz?

Voilà, un couple s'est formé. Celui des rencards est en train de renforcer sa relation naissante. La 5e est en vacances chez son mec. Le 6e larron est tout excité par une rencontre étonnante qu'il veut réitérer. Et moi...

C'est quand même TOUJOURS la même chose!

BAM! Mathilde se retrouve de nouveau seule! Non-casée, singleton, 5e roue du carrosse, quantité négligeable, branleuse, résignée,... Ce schéma, c'est la quantième fois? Voyons: école secondaire, école supérieure, groupe de loisirs ado, groupe de danse, ... et peut-être d'autres groupes informels. 

J'ai HURLÉ intérieurement en sentant ces 2 klets se steaker en bavant dans le divan juste à côté de moi. Même pas besoin de les voir, je percevais par le corps leur ulcérante énergie de relation débutante. 

Je les ai excécrés. 

Tout en restant bizarrement calme, sidérée que j'étais par cette situation massive: j'étais de nouveau en manque de compagnie. 

Et ça m'a troué la poitrine, littéralement. Je me suis sentie trahie, abandonnée, rejetée. Une trahison de la pire espèce, c'est exactement ça. Quoi? se caser, et au sein de la bande, encore bien?!

J'ai détesté les couples, ce concept abject de proximité moite. Je les ai trouvés obscènes, affalés qu'ils étaient devant tout le monde (2 personnes). J'ai trouvé obscène le couple, cet étalage de chance, de hasard heureux - ou moins heureux.

Pas de repos

Mon dégoût et ma déception se joignaient en une douleur: il semblait que jamais je ne pourrais donc me reposer de cette recherche.

Je ne demande même pas un mec, un couple; je demande seulement des amis dispo et sur le long terme (enfin, ici, c'est même du très moyen terme). Ne pas devoir trop réfléchir à qui mobiliser pour une sortie, pouvoir s'attendre à 80% de chances de réponse positive... ou je ne sais pas combien mais avoir une chance, quoi. NE PAS DEPENDRE UNIQUEMENT DES DISPONIBILITES DES GENS. Qui te casent là où leur vie trépidante leur laisse une bulle (... ce qui est déjà bien, soyons clairs). Etre raisonnablement proches géographiquement. Aimer être ensemble. 

Avec ces 3 couples en formation concomitante (c'est beaucoup!), tant d'espoirs s'évanouissaient. 

(et, non, je ne peux pas éteindre tout ça par "On est contents pour eux").

La vie, c'est dégueulasse

L'injustice est criante: pourquoi ils trouvent? et pas moi?? Pourtant, "j'ai tout bien fait comme on m'a dit": aller à l'école, aux études, faire des loisirs qui me plaisent parce que "tu trouveras des gens qui ont les mêmes intérêts que toi", alimenter les amis existants tant que je peux... Seuls les réseaux sociaux me stressent, alors j'ai essayé celui qui mise le plus sur les rencontres réelles. Il m'en reste 1-2 connaissances "de vue", allez.

C'est dégueulasse. Y en a qui trouvent à l'école, en voyage, aux scouts, via des amis communs. Et puis ceux chez qui ça ne marche pas. Je suis dégoûtée, c'est à vômir. 

(Finalement, vu mon choix des mots, je crois que "trou dans le coeur" aurait dû être "obus dans le ventre" ou quoi :-P Mais la trahison et l'injustice et la fuite d'amour se sentent bien au coeur.)

Yvan, Boris et moi

Dans la chanson, Marie Laforêt énumère toujours des gens "et moi". Du coup, est-ce qu'elle est aussi un "singleton"? M'étonnerait. Enfin, cette chanson m'a toujours paru immensément triste, à cause de l'éloignement. Eh bien, on y est! encore et toujours. C'est pas juste. Parfois, j'ai envie de faire quelque chose de drastique, émigrer, aller ermiter, envoyer tout se faire foutre bien profond, puisque c'est comme ça. CE SONT MES PARENTS QUI ME SONT LE PLUS FIDELES, LE PLUS PROCHES ET QUE JE PEUX VOIR LE PLUS FACILEMENT. C'est terrible à constater. 

Les autres, ils ont compris - ou ça leur est tombé dessus: pour avoir de la compagnie, le plus sûr est encore de la créer soi-même: un couple, une cellule familiale. Tu la traînes souvent et longtemps avec toi mais, au moins, ça ouvre des possibilités pour les vacances et les câlins. Et même la socialisation (C'est injuuuuuuuste :-0---- ) Moi, au mieux, quand je me mets avec quelqu'un, c'est quelqu'un qui ne me convient pas. Ca crée une relation déséquilibrée, que j'alimente tant que c'est possible, pour en gober les bons aspects comme des Melo Cakes (tout en sentant confusément que quelque chose cloche).

Un peu plus de célibat social

La 5e roue du carosse, je disais:

- Ce week-end, 2 visites archi prévues sur la journée. Une pour faire plaisir à la pote qui vient, une pour moi. La copine (ou plutôt son fils) est en suspicion de covid; isolement décidé 2 jours avant, paf, je ferai la visite seule pour ne pas que 3 places se perdent. C'était même pas cool comme visite.

- Aujourd'hui: la copine qui s'est casée à l'intérieur du groupe, là: elle avait proposé il y a 2 mois une session en spa privatif. Ca lui a pris des tonnes de messages pour trouver une case horaire qui convienne au spa et à nous deux (même que ce processus était un peu pénible à vivre). Planifié depuis 1 mois, ce devait être samedi. Eh bien, annulé à l'instant pour cause de portefeuille vide de la donzelle. 

PAf. Prends-toi ça dans la gueule, Mathilde, ton samedi redevient libre! En-ti-ère-ment libre! Haha, à toi la recherche de... de quoi, au fond? De remplissage, oui mais pas gratuit, il faut que ça nourrisse un peu. Bref, à discuter. A peu de chose près, j'ai exprès pas pris de vacances cette semaine à cause de ce spa planifié. Raaaah.

Il n'y a pas de repos, je disais, PAS DE REPOS.
(Bon, soyons honnêtes: la première n'a pas choisi ce contre-temps et est toujours une copine attentive. La 2e a de bonnes raisons d'avoir eu besoin de son argent. Ca ne change pas la situation, juste le feeling. Il n'y a pas de repos)

...
Big wheel keep on turning
Proud Mary keep on burning
...

J'ai cette chanson en tête, ces temps-ci.
(aussi pour raisons purement musicales. Mais ça tombe bien)

samedi 26 novembre 2016

ÉVIdemment

Évidemment, je reviens écrire quand ça ne va pas. Et éVIdemment, c'est pour une histoire sentimentale. L'histoire se répète effrontément...

Je plante le décor: il y a 2,5 ans (2 ou 1, à vérifier), Mathilde ressort avec un ex. Une relation ancienne, qui avait été totalement interrompue plusieurs années. Cette fois, la "rechute" est juste pour que le corps exulte. Pourtant, Mathilde s'était bien promis qu'elle ne retournerait jamais, qu'elle en avait marre de ce gars-là...

Finalement, c'est pas si mal. La rechute perdure, on se chauffe régulièrement par sms, l'écoute est là, Monsieur est doué, on ajuste les comportements et ça devient quelque chose d'inédit et qui correspond plutôt bien à certaines aspirations de Mathilde (elle aime néanmoins garder une certaine distance, une fréquence pas trop élevée... allez savoir pourquoi. Le désir venu d'ailleurs est parfois un peu envahissant). Ya même de la discussion, à côté du sx, ce qui donne une tournure un peu plus personnelle aux choses; Mr A. a quelques points de vue intéressants et il connaît Mathilde depuis longtemps (en pointillés, il est vrai).

Récemment, la jeune fille décide de considérer la relation comme un cadeau, une chance de l'existence, une relation spéciale avec un être humain, un truc que tout le monde n'a pas l'occasion de vivre et qui, même s'il n'est pas aussi parfait que dans les livres et les films, comporte au final probablement bien 80% de contenu "satisfactory". "Time flies", c'est connu, alors on profite des fleurs qui pavent le chemin.

Quand on a atteint le plateau, on redescend

Et là! là, alors que Mathilde assumait justement enfin cette relation, la place qu'elle y prenait; alors qu'elle portait en son cœur toute la chance qui en provenait (toute? en fait, non: il aurait pu y en avoir encore plus. Mais c'eût peut-être été "bisounours", du moins pour notre personnage); alors qu'elle s'autorise enfin à être là et à toucher réellement, alors qu'elle prend enfin une rare initiative... ça casse. C'est moche :-(

Une fois de plus, Mathilde est écartée par un autre personnage; cette fois, il jouera un rôle différent de celui de Mathilde - c'est assez normal et un peu plus "classique". Et cette fois, ça se discute dans la chambre, plus dans le salon.

Soyons réalistes

Alors, non, on ne s'était rien promis, même pas l'exclusivité. Et, oui, ça allait arriver, d'un côté ou de l'autre (assez peu probablement du côté de Mathilde, vu son chronique manque d'estime de soi et de contacts).
Et pendant de nombreux mois, Mathilde s'était dit: "Ouais, c'est vraiment que pour le sx, parce qu'il a tel et tel défaut, et telle partie de corps est moche, et il utilise telle expression...", bref ne s'était pas trop impliquée. Pas de bol: ici, "implication" fut égal à "fin".

À un niveau "macro", ce qui emmerde aussi Mathilde, c'est précisément cette réflexion qu'elle avait eue récemment: si cette relation "with benefits" se terminait, la partie relationnelle et sx de son existence seraient vides. Elle allait devoir se bouger le cul pour entretenir la flamme et continuer à profiter des joies du contact intime, à commencer par "trouver quelqu'un". Car ça semble difficile à trouver dans son entourage actuel. Et Mathilde n'est pas habituée à se bouger le cul pour nourrir sa vie; du tout. Ca saute aux yeux quand on analyse les 15 dernières années. Enfin bon, on va pas régler ça ici.

Et puis, quel culot!

L'annonce de ce changement de paradigme (expression à la mode :) ) a été très bizarre: en 15 minutes, Mathilde est passée du statut de "déesse" adulée à "bon, ben, on ne se verra plus" (ceci n'est pas une citation). Lourd! Nul! Grossier, quand on y pense.

Et puis, cette nouvelle semble être tombée par hasard dans la conversation: Mathilde craignait pour la sécurité d'une certaine installation, ce qui irrita un peu Monsieur qui l'avait préparée (on peut comprendre l'asticot). Cela mit fin aux jeux du soir et ce n'est que lorsque Mathilde s'enquit de l'état émotionnel de Monsieur au sujet de cet arrêt que Monsieur expliqua ses 2 préoccupations du moment: son boulot et ceci.
Donc, si le jeu avait continué comme prévu, la nouvelle serait-elle tombée??? Et si Mathilde n'avait pas proposé la rencontre de ce soir? [toutes les options sont possibles: oui, non, par sms plus tard, une autre fois...]

Quelques citations: "je me demande si on n'est pas arrivés au bout de quelque chose, que le 'magic' n'est plus là" [euh, non, pas mon impression]; "j'ai eu la puce à l'oreille avec ce sms au sujet d'obsessions"; "j'ai rencontré quelqu'un"; "je suis arrivé à un embranchement, où je ne vais plus pouvoir cacher..."; "et toi, tes perspectives amoureuses, tu en es où? Tu as un prospect?"; "Si quelque chose, un conseil, peut t'aider dans tes recherches: parfois, quand tu es sous pression sans doute, tu dis des choses qui peuvent être prises comme des piques. Ca casse, [cette fois-là] ça m'a presque enlevé l'envie de parler. C'est sans doute un reste de protections adolescentes"; "-Tu peux mettre ta tête là -Non, ça va, merci."; "on a eu des très bons moments"; Mathilde, en partant, avec une envie sincère: "On ira boire des verres. -De temps en temps." Ce dernier ressemble quand même à "Soudainement, contrairement à toutes les semaines qui précèdent, je n'ai plus besoin de toi, je te jette, ciao".
Mathilde, elle, elle était "...quand même contente d'avoir cette relation, de la porter comme ça avec moi".

À la fois "flûte!", "au final, c'était pas ce que je voulais?" et bonne poire

Donc, ben merde, Mathilde doit faire une croix sur une expérience à laquelle elle s'était adaptée et qu'elle avait adoptée. En même temps, et à son regret, elle ne se voyait pas partir en voyage avec Mr A (habitudes trop différentes: belle étoile par 10 degrés!) ou aller au resto (NB: on ne sait même pas si ça aurait tenté A); le lieu de vie de A était aussi trop spartiate à son goût (et à celui de pas mal de gens). Donc il y avait déjà un manque à volontiers combler par quelqu'un d'autre; mais bon, Mathilde, dans sa légendaire abnégation non forcée, pouvait survivre en se contentant de l'expérience avec Mr A.

Mathilde a toujours besoin de temps pour retrouver un peu de capacité cérébrale après un choc émotionnel. Alors, sitôt dans le taxi qui la ramenait à domicile, elle chercha à composer un sms qui résumerait toutes les réponses intelligentes qu'elle n'était pas parvenue à formuler ou à dire (car il y avait de l'intelligence dans le discours impromptu ci-dessus, il faut le reconnaître), un sms qui laisserait aussi une porte ouverte. Alors, sincèrement: "Je suis contente de te connaître. Biz". "- Merci Mathilde c'est très gentil"*

*[De cette réponse, on dira soit "c'est par respect et considération entre deux humains liés que le prénom complet est utilisé", soit "Putain, comment il ose l'appeler par son prénom, après tout le temps qu'ils se connaissent et toutes les autres expressions qui ont été utilisée récemment!!!!". Je suis bien incapable de trancher.]
[Du sms de Mathilde, on dira: j'aurais jamais écrit ça à n'importe quel moment précédent. Son intelligence et l'intérêt de celle-ci ne me sont apparues que récemment. Un bout de sagesse qui débarque?]

vendredi 6 février 2015

Quelle délicieuse petite semaine!

N'avais plus ressenti autant de satisfaction durable depuis longtemps
:)
Malgré un état grippal et le week-end passé où j'avais, par conséquent, dû annuler tout ce qui était prévu, se sont alignés plein d'événements à haut potentiel de bien-être:

  • cours de musique avec rencontre d'un autre groupe de l'aca
  • invitation à manger avec une collègue et ses potes, à l'improviste
  • retour à la méditation: découverte de la méditation de "l'amour tendresse" (excellent: tu donnes, mais tu reçois aussi. Aha!)
  • prise de rdv et action pour mon problème de sommeil; découvert un truc! Encore un peu d'amour, finalement. 
  • cours de danse bien physique (même si pas ttàf convenant, au niveau choré)
  • Boire un verre avec d'autres collègues, un peu inattendus, super soirée! La bonne surprise de la semaine. Presque du câlin en bière et parole. Un coup à me ré-ancrer dans la réalité, dans la vie sociale, dans mon boulot aussi: ça m'a vraiment montré que ces gens ne sont pas que des êtres derrière un ordi :)
  • Croisé une connaissance au supermarché, qui avait l'air de bien vouloir discuter avec moi :) Super hasard, et puis, c'est rare, les gens tellement ouverts et qui ont du temps. 
  • Fait un bon truc à manger ce soir
  • Arrosé le tout d'épisodes de Sherlock et autres vidéos sur le même sujet. 


Eh beeeeen, c'était super!
And we go furtheeeeer :)



vendredi 26 décembre 2014

[suite]

De toute façon, moi, tout ce que je voudrais, c'est du câlin.
En fait, si je suis une princesse et une fille super douée qui en vaut la peine, ce qui me manque, c'est que je le *sente*, de façon tactile. Je peux bien le sentir psychologiquement, plus ou moins fort selon les moments; il faudrait encore que ça s'incarne quelque part. Alors, je te dis pas comment j'en serais convaincue: dur comme fer, que tout Clabecq et Seraing n'en croiraient pas leurs yeux. Ce serait une dose d'endorphines à rendre jaloux Lance Armstrong (la dose, pas forcément la dope).

Et ce que je veux, c'est faire réaliser à plus de gens à quel point je suis chouette et aimable. Et qu'ils y trouvent une amarre pour créer une relation. En même temps, je viens de réaliser que j'ai sûrement aussi des amarres à trouver et à utiliser, et que ça va demander travail et efforts -en toute bienveillance, ne l'oublions pas. Hé bé, ya du taf.

Les grands chocs émotionnels récents

Ces 5 ou 6 dernières années, peut-être un peu moins, 4 choses m'ont fait inopinément très mal. C'est à chaque fois uniquement personnel -car ces choses peuvent être bien plus anodines pour pas mal de gens- mais c'est extrêmement profond, vrai et douloureux. C'est parmi les choses les plus douloureuses que j'ai pu expérimenter, si pas la plus douloureuse. La preuve, c'est qu'il y a toujours un petit décalage entre le stimulus et la réaction cataclysmique: il faut que le "poison" pénètre ou, plutôt, que le cerveau comprenne ce qu'il lui arrive.
Donc, la liste:
  • Chez la psy, il y a qques années, entendre dire que "les émotions, le ressenti de Mathilde", ça intéressait la psy. Pas dans le sens où, forcément, c'est sa matière de travail mais où ces choses intéressent les gens que je côtoie. Bardaf.
  • Chez la psy encore, une allusion dont j'ai oublié les mots, par rapport à l'enfance. Ourf. Le paradis perdu m'est tombé dessus comme une plaie d'Egypte.
  • 20 juin 2013, 1e rencontre avec mon coach, dans le cadre du travail. Parmi les questions pour cerner un peu mon profil, arrive un truc en rapport avec l'affectif, le relationnel, les liens sympa avec les gens. Consciemment, pas de problème. Puis, j'ai senti que des engrenages bougeaient à l'intérieur et m'empêchaient de participer pleinement à la suite. "Attends", lui dis-je en regardant par la fenêtre et essayant de calmer cette chose. Puis, larme ou gros sanglot, je ne sais pas qui fut le premier. Toujours est-il que ce fut long, franc, sans retenue car pas possible de se retenir, de tte façon. C'aurait pu être gênant, face à 1) un homme; 2) qqn que tu vois pour la 1e fois et qui est là pour parler. Mais pas le choix et, de tte façon, je me suis dit que je n'etais pas la 1e (et si je l'étais qd même: comme ça, c'est fait :) ). Théoriquement, il est aussi au moins un peu armé pour ça. Et d'ailleurs, il a pas mal géré ça, si je me souviens bien.
  • La 4e: description du syndrôme d'Asperger dans "Mary & Max", 25 decembre, soir. Voir ci-dessous pour l'extrait. Et ça, c'est une surprise. Qui fait peur, quand même. S'identifier par hasard à des comportements jamais listés et rassemblés de cette manière et attribués, en plus, à un personnage auquel ne voudrait pas ressembler... Flippant, donc j'ai besoin de tirer un peu ça au clair.

Une joyeuse fin de Noël

Ce soir de Noël 2014, où, regardant par hasard un beau et bon film d'animation en version originale, j'eus mon 4e grand choc émotionnel de ma vie et décidai de passer un test de diagnostic d'Asperger.

Ca fait un bien fou de se mettre à consulter des sites parlant d'autisme, c'est fou comme c'est rassurant. Mais bon, soyons "mindful" et prenons le moment présent: aucun diagnostic n'est encore tombé. Ne nous énervons pas sur quelque chose qui n'est pas là.


mercredi 5 novembre 2014

Soirée ciné

Hier soir, super soirée ciné, pour une souplette et Tokyo Fiancée. Merci Thierry.

jeudi 12 juin 2014

... Et que je suis une princesse, bordel!

J'aimerais bien parvenir à m'en souvenir un peu plus souvent et un peu plus automatiquement, rhaa...

NLA: on est d'accord que cette remarque tombe absolument de nulle part sur ce blog. Il faut, pour comprendre quelque peu, avoir suivi les évémenements de l'année de mes 33 ans, dont le fait le plus remarquable est un coaching de 1e classe avec Thierry, via mon boulot. PNL, my new love :) Chic, chic, chic. Et donc, assez vite, ça m'est venu tout seul: je suis une princesse...

C'est plus facile avec des échéances


Du 22 juin '13 à fin avril suivant, on s'est vus régulièrement, et il s'est passé plein de choses. Littéralement: du grand sourire aux larmes, comme dit Sardou (que nous avons évoqué, d'ailleurs). J'ai fait des progrès de tapé, appris des choses sur moi et dans l'absolu, passé 8 mois formidables, amélioré mon humeur, ma vie au bureau et ailleurs, .... En fait, je trouve que j'ai "régressé", càd que je me suis rapprochée de mon moi d'il y a 9 ou 8 ans, voire un peu plus tôt. Et dans ce cas-ci, c'est un progrès! (vous suivez? :) )

Et puis, depuis que le coaching est fini, j'ai survécu convenablement 1 mois +-, puis j'ai oublié que j'étais une princesse. C'est dingue comme ça s'oublie facilement! Pourtant, ça fait tellement du bien... C'était plus facile quand il y avait un rdv toutes les quelques semaines, que je voyais comme une échéance: il fallait "tenir" "en mode princesse" d'ici là, progresser, aller un peu plus loin vers le mieux.


Bon, il en reste toujours quelque chose, hein


Ben oui: entre ça, l'ancrage, la détente, la prise de distance... Il y a 5 jours, j'ai ri spontanément d'un petit oubli que j'avais commis. Du jamais vu depuis 15 ans au moins! Et puis, un jeu de mots vient de temps en temps, dans la tourmente du bureau, une déconnade sur "le loup, le renard et la belette", des envies de parler avec les gens (dingue!). Il faut vraiment que je me le répète et le re-répète: je suis une princesse, et je suis super douée.

jeudi 8 août 2013

Et je rajoute...

... que dans la vraie vie, mon collègue Chr. a presque les mêmes petits poils de barbe ^^ Et pas mal d'autres choses pour lui.

Du coup, je me collerais bien aussi "à l'affiche" pour faire un gros bisou :)

Sexiness dans les rues

Allez un peu voir à quoi ressemble une des affiches du bête film The Lone Ranger de l'été 2013:

http://hdwpapers.com/armie_hammer_in_the_lone_ranger_wide_wallpaper-wallpapers.html

Armie Hammer, en gros plan, belle photo, image bien retouchée... Aaaah, n'est-il pas craquant! Voire à fondre...

Regardez-moi ces petits poils qui lui courent sur la joue, au-dessus de la barbe... C'est-y pas chou? ^^ Moi, ça m'émeut complètement et me donne des envies de toucher *ç*
En plus, je suis sûre que le moindre cheveu a été redessiné pour donner un équilibre parfait; mmmh :)

Je me collerais bien à l'affiche pour lui faire un gros bisou, tiens :P
Voilà; c'est juste canon, quoi.

lundi 7 janvier 2013

Sex and the Mathilde: MDR (3 sept 2012)

Ecoutez bien cette histoire, c'est à se tordre de rire :) Il est connu que Mathilde n'a pas de relations sexuelles avec qui que ce soit. Enfin, c'est très rare. Il y a donc comme un manque, un "trop peu", d'autant plus que Mathilde est assez curieuse de ces choses-là et aimerait bien explorer des horizons, notamment avec quelqu'un. Bref, poussée par énormément de curiosité, je prends rdv pour un massage... on va dire inhabituel [mais c'est bien reconnu sur le web et dans la presse comme "massage"].

Après une journée de boulot, 18h, je débarque. Et, pour faire court, je me suis retrouvée à poil sur un futon, noyée sous l'huile chaude, dans les mains d'une gonzesse parfaitement inconnue et tout autant à poil, à lui laisser tripoter littéralement toute mon anatomie intégrale! Pire: au bout du schmilblick, on était couchées l'une sur l'autre (ça fait partie de la procédure), et j'avais vraiment envie de la prendre dans mes bras (il paraît que c'est tout-à-fait acceptable dans la procédure), après tout ce qu'elle avait fait. Comme quoi, on avait beau être à poil et ne se connaître ni d'Eve, après des traitements doux, affectueux, tout peut arriver :) Ca me tord de rire, d'avoir fait ça :) Je trouve ça dingue, dans le sens "incroyable": mis comme ça sur papier, c'est quand même inattendu! Presque une audace inimaginable! Dans un autre contexte, mon esprit critique prendrait le dessus et sortirait quelques vannes sympathiques (par exemple, à force d'être calmes et adorables tout le temps, la miss et ses collègues n'ont-ils pas parfois envie d'aller pogoter à un festival de hard rock quelques jours et de s'enfiler des maxi pains-saucisses, comme valve de décompression?).

Les effets

Même sans m'être fait cette réflexion, je suis en tout cas sortie de là de très bonne humeur (j'entends déjà des rires, dites; un peu de tenue), avec un grand sourire, envie de rire et l'impression que ça va durer. Détendue, aussi, en ayant remis des choses à leur place: le plaisir de se balader juste avec un essuie autour de soi, l'importance d'avoir une pièce propice au calme et au bien-être, et d'un massage de temps en temps. L'incongruité de la chose et le second degré qui n'était pas loin n'étaient pas étrangers à ma bonne humeur. Au moment-même, il y eut de remarquable: 1) que j'avais énormément de pensées parasites, bien loin de la "pleine conscience" à laquelle j'essaye d'arriver; 2) que m'effleurer le dos déclenche à tous les coups un réflexe de crispation. A tous les coups! Gênant, quand on veut se détendre. J'étais fatiguée aussi, ça a dû jouer. En tout cas, il y des portions de corps qu'on ne masse pas d'habitude, et ça fait du bien qu'on s'y intéresse (genre les fesses).

Les réponses, les questions

Je suis allée là-bas en sachant le contexte, mais pas les gestes, ni ce qu'on ressent. J'y suis allée avec la petite idée, aussi, de trouver des éléments de réponse sur ma sexualité, soyons honnête. Eh ben, ce n'est pas tout cuit. Je sais juste que la situation n'était pas désagréable, que ça m'a rappelé combien l'intimité partagée peut être douce, sans pression. Qu'on peut y aller sans complexe, c'est encore mieux. Spontanément, à la fin du massage, je me suis dit que je pourrais repartager des moments particuliers avec homme ou femme, puisque je venais de tester la 2e possibilité, et que le bien-être peut être au rendez-vous avec les deux.

mardi 15 mai 2012

Dominique A live par Arte

Il est génial, je l'ai déjà dit.

samedi 12 mai 2012

Les meilleurs concerts

- Etienne Daho, le tour de l'été sans fin, Halles de Schaerbeek
- Pascal Obispo, tournée "Fan", Forest National
- Dominique A, 11 mai 2012, Cirque Royal ("Vers les lueurs", avec orchestre; Nuits Bota)
- Etienne Daho, Cirque Royal (quand j'ai acheté le t-shirt)
- Pascal Obispo, les autres (sauf peut-être Francos grande scène. Mais bien le casino, 1997)
- Etienne Daho, les autres :)
- Largo, 1996-la fin
- Louis Bertignac: les choeurs par le public sur "ces idées-là", Francos 200...
- Stephan Eicher, Foire du Livre 2012 (et Theatre 140)
- Christophe, AB
- Sttellla?
- Indochine?
- Faithless à Werchter 99
- Les Gauff au Suc
- Christophe Willem, c'était quand même l'ambiance aux Francos.
- Tété, pour le batteur et le reste

J'ai vu aussi:
Benjamin Biolay Francos
Thomas Fersen (Namur ukulélé, Francos gde scène 2006, Francos 7 heures 2011)
Carl Barat
Joe Cocker
A-Ha
Duran Duran
Aaron
Jools Holland
Zazie (Forest, Francos gde scène)
Marka
Marc Lavoine
Alain Souchon
Marie Warnant
Kiss & Drive
Malibu Stacy
Kiw Wilde à l'AB et pl de Brouckère
Khaled Francos 97
Jeff Bodart
Jeronimo (Nuit Soir au Cirque)
Julien Clerc 200..., Forest
Jean-Louis Daulne
Gerald De Palmas (1e partie de Pascal au Cirque, me semble, puis Francos gde scène, puis Fete de l'iris 2012)
Suarez (Cirque, Nuit du Soir, Iris)
Féloche
Paul Kalkbrenner :-/
Ete 67
Katerine
Panach Culture :-/
Hugo (1e partie de...)
Mika
Amy Mc Donald
Duffy
Scissor sisters
Black eyed peas
De La Soul

Les musiques incroyables

Etienne (Daho), Dominique (A), Pascal (Obispo), Stephan (Eicher): vous avez été frères dans une autre vie, ce n'est pas possible autrement. Et moi j'étais la soeur.

Dominique A

(je viens de taper tout un post avec soin, et il a été perdu à cause de Belgacon. Je reprends ici de mémoire des morceaux choisis. PS: et j'ai rallongé :) )

Je reviens du concert de Dominique A au Cirque Royal. Et c'était incroyable. Jamais vu ça. Il y a deux parties: une douzaine de chansons avec un pianiste et un guitariste/Jean-Michel Jarre, et tout le dernier album avec une section bois, basse et batterie en plus.

Ce type est un vecteur. C'est pas possible autrement. Un vecteur de quoi, je ne sais pas, mais il est capable d'envoyer des choses. Ca dépasse la simple écoute, le plaisir d'être à un concert, les basses dans les tripes, l'énergie d'une foule qui scande des paroles, l'unique chanson d'un concert qui mettrait tout le monde d'accord. Ce type est en contact avec des choses qui touchent au sublime. Tout le groupe faisait corps, chant, texte, instruments, lumières, scénographie, et allait chercher "en haut" des choses qu'il ramenait sur terre et qu'on recevait. Ils sont capables, peut-être, de les prémâcher un peu, pour nous les rendre accessibles, ou pour éviter un trop gros choc. Parfois, ça donnait envie de lever les bras au ciel, et de "laisser pleuvoir", de se baigner dedans. Roooh lala, mmmh.

Sur "Vers les lueurs", ça donnait carrément envie de pleurer. Les toutes dernières notes du concert, ils ont utilisé les panneaux lumineux du "plafond suspendu" pour éclairer en "douche" batteur, bassiste, guitariste, Dominique, en éteignant progressivement les spots. Parfait. Juste. Nickel. Beau. A couper le souffle. Il y a d'autres mots? (ok, petite tendance "moi, je", mais en même temps, ça se pardonne largement)

Les musiciens sont une énigme: ils sont du Dominique A. J'y vais fort, mais ils lui ressemblent énormément: dans la manière de surfer sur les vagues, l'énergie, la précision (le batteur: jeu super clair, super varié, clean, énergique) (le bassiste: il ondule juste là où il faut. Où ils l'ont trouvé?). Ils sont tellement cohérents que, à leur place, je n'oserais jamais imaginer que c'était possible de les trouver et de les rassembler.

J'imaginais que, de loin, la scène devait ressembler à une zone d'énergie qui irradiait le parterre.
Pendant le concert, entre moments d'ébahissement, des questions me venaient aussi: comment ont-ils travaillé les arrangements, qui a créé les lumières, en voulant créer quel effet? Comment ils font pour être aussi... "ensemble"? Comment ils se sentent: est-ce qu'ils font surtout gaffe à bien exécuter les notes ou est-ce qu'ils flottent dans de l'ailleurs, le transmettent, avec des gestes qui deviennent secondaires?
Comment le Domi parvient-il à faire tant de chansons qui, pour beaucoup, touchent à un monde parallèle? il y a tellement de choses à atteindre/ de portes d'entrées? est-ce qu'il y en a de plus importantes que d'autres?

Et maintenant, j'ajoute: ils savent ce qu'ils envoient?

Je voudrais leur en parler. C'est la 1e fois que c'est aussi clair pour moi: quelqu'un a donné quelque chose, de presque physique et qui nous dépasse, en jouant.
Au fil du déroulement du concert, je voulais les em*bras*ser, pour les remercier, pour boucler l'espèce de boucle de circulation de l'énergie (ne me demandez pas de détails) ou autre chose, je sais pas... Euh, ça ne s'est pas fait :)

Pourtant, ce n'est pas la 1e fois qu'un concert m'émeut (cfr Daho à Schaerbeek, P. Obispo -les 2 meilleurs concerts-, Eicher...). Mais là, c'était différent, nouveau. J'ai voulu des rappels de manière différente aussi.

J'ai été chercher un peu de money pour acheter le nouveau disque à la sortie et, ô surprise, l'artiste venait dédicacer. Avec un grand sourire, comme souvent entre les chansons (toujours un mystère).
A une autre fille: "Bon, je vais faire simple, hein" (en parlant du texte des dédicaces, court)
Moi: "En même temps, vous avez fait compliqué ou très complet jusqu'ici, alors ça ira :) -en montrant la salle du doigt" Grand sourire du A :)
Moi, pour ma dédicace: -"Merci, et merci pour tout". "-Voilà, et de rien". Difficile de parler beaucoup à un desk de dédicaces :).

mercredi 1 juin 2011

Wishlist Apollon: la suite

Javiér Bardem dans "Vicky, Christina, Barcelona", Vincent Cassel dans "The Black Swan", Keanu Reeves parfois, Orlando Bloom dans Pirates des Caraïbes. Le prof de batterie, mais un peu moins qu'avant. Un type grand du service informatique au 4e étage. Un des développeurs de RT, aux cheveux longs en queue de cheval. Olivier W, de HR, a un côté pas mal.

Je n'ai pas beaucoup d'hommes de ma tranche dans mon entourage. Ca manque parfois, ai un peu l'impression de ne pas connaître cet univers. Fabian, qui a rejoint l'équipe au boulot, ça amène un peu de neuf.

Dans une autre catégorie: mon père est quelqu'un de formidable.

Ca ne peut pas toujours aller bien

Je me sens un peu triste; "un peu", mais profondément. A la fin du cours de funk, on aurait dit que les étirements me donnaient un méchant cafard: impression d'être moche, voire laide, mon corps est laid; j'ai pris des suppléments de peau, graisse et eau à peu près partout ces 3 derniers mois. J'ai le dessus des bras qui balance allègrement. Les cheveux blancs se multiplient. Ailleurs, j'ai des poils. Et des boutons sur la figure. Je me sens comme avec des rides naso-géniennes profondes comme la Vallée de la Mort. En me voyant danser, je pense à... je ne sais pas quoi, mais quelque chose de gauche et laid. Idem en me voyant simplement bouger. Impression sérieuse que je ne vais jamais avoir une relation intime avec quelqu'un, que personne ne voudra jamais de moi, que je suis trop moche, qu'il y a une difficulté que je ne dépasserai jamais. Impression aussi que je ne vais pas surmonter ça et m'installer peu à peu dans une vie solitaire, que je vais avoir une vie moche, que l'existence sera faite de lutte contre les factures, le boulot, le travail qu'il faut faire pour prendre des vacances, pour se déplacer, pour créer des amis, pour avoir un corps qui corresponde un peu à l'image qu'on s'en fait ou qui nous convienne. Une suite de problèmes à régler les uns après (ou pendant) les autres.

C'est une tristesse bizarre, rare. Qui vient aussi du fait qu'au boulot, il y a de plus en plus de difficultés, avec des questions administratives, le tout en flamand; et comme je suis fatiguée, ça devient dur d'exprimer des nuances en ndls, depuis le temps que ça dure. Je suis lasse de tester, re-tester, aider les gens.  Je mets des limites le plus souvent, mais c'est pas évident. Ce midi, j'ai pris 35 min de retard pour aller manger avec des collègues au resto, à cause d'une réunion de merde à ce sujet. Qu'est-ce que je me sentais mal d'empiéter sur le temps que j'avais réservé comme ça. L'horreur. Proposer quelques actions pour mettre un terme à ça, c'était la bonne solution. Que j'ai prise, peut-être un peu tard. Next time, je rappellerai les limites plus tôt.

Au bal folk, la dernière fois, il y a 2? semaines, je me suis sentie hyper mal à l'aise avec mes partenaires -masculins, of course. Rooh, l'horreur. Je supportais mal qu'ils me fixent assez... fixement, comme c'est l'habitude dans ces circonstances. Dur, dur: on est physiquement proches, il y a peu de parole, on est aussi mal à l'aise que des gens qui ne se connaissent pas, et ce type vous fixe limite dans les yeux. Juste envie de me replier. Hor-rible. (qu'il vous touche, ça, en général, ça va. Pour le toucher nécessaire en danse, du moins).
Et qu'est-ce que ça veut dire? J'en conclus quoi? Que je ne supporte pas la proximité avec des mâles? Ce serait nouveau, et pas toujours vrai. Que je préfère les filles? Ca tombe mal, suis assez souvent mal à l'aise avec les filles aussi.

En ce moment, je voudrais quelqu'un pour me consoler, me rassurer. Me prendre dans ses bras, me caresser le crâne, et me murmurer que ça va aller et qu'il m'aime. Faire un gros câlin. Se frotter un peu. Et puis des petits bisous. Moi aussi, je lui caresserais la tête, et puis les épaules et le dos. Je crois que mon toucher a grand besoin d'être cultivé, il est un peu ankylosé. C'est comme à la présentation upperware l'autre jour: un catalogue, c'est bien, mais finalement, tous ces gadgets sont vains: ça ne remplace pas un homme ou une bonne séance de toucher réciproque affectueux (bon, ok, exception pour quelques trucs vraiment bien qu'on utilise à deux; ai mes petits fantasmes aussi :-) ).

Finalement...

Je trouve ça important d'écrire tout ça aujourd'hui. Ca laisse une trace et puis ça me fait un peu évoluer: je voudrais parvenir à pleurer sur tout ça, pour soulager la tension, mais je n'y parviens jamais. Ecrire, ça met déjà un peu en perspective.
Maaaais nous sommes d'accord, c'est très adolescent, ça! Et j'ai à peu près 2x l'âge d'un adolescent! Souci, souci. Quand plein de gens autour de soi pensent "maison" et "enfants"... Ahem!
Et oui, je ne fais pas grand-chose pour dépasser le stade de "je voudrais des câlins". C'est dur: en temps, en énergie, en dépassement de soi et de la barrière de l'inconnu. Je fais de tout petits efforts pour "je voudrais plus de muscles". Va falloir améliorer ça, pour ma jambe et pour le reste. Ca pourrait sûrement aider pour le reste. Mais bon, c'est consacrer du temps, de l'énergie à un combat. Au final, c'est presque de la flagellation: et shlaa! fais du sport, et shlaa! épile-toi, aie des vêtements qui te mettent en valeur, shlaa! va mettre à jour ton Netlog, inscris-toi sur Truc, regarde les nouveautés CSurfing, n'oublie pas de te faire à manger et de dormir assez et de voir des gens... Merde, à la fin. Mais en même temps, dire "merde", ça ne fait pas avancer les choses, ça ne donne pas "velours", par exemple. Pour l'instant et chez moi, en tout cas.

Donc, comme toujours: "faut faire quelque chose". C'est dur, la vie, vraiment dur. Et c'est pas juste, non plus.

// cela dit, faut vraiment que j'arrête de me mettre dans la tête des autres pour m'imaginer ce qu'ils pensent, de moi ou du reste, et que je me concentre plus sur ce que moi j'ai à dire et à penser. Lire de la fiction, ça aide à diriger son imaginaire sur les personnages fictifs et plus sur les réels? //

dimanche 20 février 2011

Saint-Valentin, le retour

Bon, comme tous les ans, St-Valentin, et c’est pas cette année que je l'ai fêtée avec qqn.
Mais la RTB passait un téléfilm avec Thierry Neuvic (l'ont fait exprès pour les peis et meis -surtout-qui restent chez eux ce soir-là :) ) et son personnage est aussi beau que dans le 1er épisode! On frôle l'homme-objet, c'en devient presque abaissant pour le peuple mâle, mais qu'est-ce que c'est bon :) Raaaah :-P----

Bref. Après 1h30 de biceps, de pectoraux, de poil au menton et de grosse voix charmante, faut filer au dodo. Et là, j'ai rien contrôlé, mais Grr est revenu. Je l'ai rêvé si fort que les draps s'en souviennent et moi aussi, le matin. Moi qui ne rêve jamais de gens à poil ou presque, et encore moins d'ondulations sous les draps, ce coup-là, c'était bien franc. Il y avait bien l'un ou l'autre détail bizarre dans le scénario ou la mise en scène, mais pour une fois, j'avais un réveil un peu différent des autres, et agréable. Complètement inattendu, surtout. Ca fait du bien.

Jamais mieux servi que par soi-même

L'ai-je déjà dit: il y a quelques mois, au printemps peut-être, je me suis retrouvée dans un vestiaire de clinique, du genre "sas" pour une personne entre salle d’attente et cabinet. Il y avait un miroir qui permettait de se voir de la tête aux genoux, et un bon éclairage, un peu chaleureux. Je me suis mise torse nu, comme il fallait, et j'ai attendu. Et je me suis vue dans le miroir; et je me suis trouvée jolie.

NB: je voulais écrire "et je me suis plu", mais ça ferait un peu comme si je voulais sortir avec moi-même, alors que ce n'est pas mon propos.

dimanche 30 janvier 2011

De l'art de faire la fête

Des gens enthousiastes dans la préparation ne le sont pas forcément au moment-même.

Hier, grosse soirée années 80 et 90 dans la ville. Le pied, quoi! J'avais eu une réaction rapide et motivée de 5 personnes, donc on se retrouve sur place. Il a fallu 3h à l'un d'entre aux pour commencer à se dandiner un peu. J'ai noté une légère poussée d'enthousiasme chez une fille au moment d'un live act. Le reste du temps: rien, au mieux un léger mouvement de base sur place. Pas une parole, un truc rigolo à dire (pourtant, il y avait matière à),  une déconnade (allez, oui, 1). Après 3h, excusez-moi, mais c'est trop pour moi.

Suis-je anormale?

Quand c'est de la musique que j'aime, j'embraye tout de suite, il faut que je bouge. Quand on est là pour faire la fête, même un peu fatiguée, je mets un peu d'ambiance, quoi! On est là pour se marrer ("...pour boire un coup, pour faire les fous..."), c'est samedi soir, alors go, détente, hop! Eh ben non, on dirait que ce n'est pas ça pour tout le monde. WTF!!!!

Le pire, c'est que ces gens sont à peu près les seuls sorteurs qu'il me reste dans mon entourage. Je ne les traîne pas comme un boulet, non; mais s'ils continuent comme ça, ils vont le devenir :-) :-/ !